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Le Can Do Bar, Un One Night Stand

Postée le 14 Mars 2007

Je pensais que la prostitution était illégale en Thailande...? Non. Semble-il, car un nouveau bar y est dédié ici à Chiang Mai.

Can Do Bar - in the dayL'ouverture du 'Can Do' Bar, le vendredi 16 septembre 2006, ne représente pas seulement une nouvelle adresse 'chaude' de Chiang Mai mais aussi une base pour les prostituées du nord de la Thaïlande.

Appelé un 'bar à rêves expérimental et ouvert par la fondation Empower, ce bar est tenu et appartient à des prostitués.
Une énergie aux vibrations intenses prend place tandis que les filles performent des 'gogo'-dances autour des 'poles' (barres de métal) de la scène et que les clients, les mains chargées de bouquets de capotes offerts arrivent célébrer l'ouverture du 'Can Do' Bar à Chiang Mai Land.

Je me demande vraiment ce qu'est le 'Can Do' Bar ..., une station service du sexe de plus? Selon Liz, la responsable de Empower, c'est un endroit sympa et amical pour boire, tomber amoureux, chanter, apprendre à dancer autour d'un 'pole', rire et se relaxer. non seulement celà, le 'Can Do' Bar respecte les droits du travail thailandais et les mesures de santé, hygiène et sécurité reliées aux métiers du sexe.

Cet immeuble de trois étages est paint aux couleurs d'un papier cadeau de Noël, rouge et vert, comme tout droit sorti d'une scène de Matrix. De bas en haut, le rez-de-chaussée possède un patio extérieur avec bar et places assises et une paire de 'poles' sur la piste de danse. Au premier étage un coin exhibant une collection de 20 ans de dessins d'Honney Bee dont certains sont également imprimés dans la 'newsletter' des prostituées intitulée 'Bad Girl'. A côté, se trouve un musée des prostituées exposant des posters collés au mur intitulés "Ne pas Couler mais Faire un Signe" et "Ce n'est pas ce qu'on fait, c'est comment on le fait"; également des étagères de livres comme 'Agenda d'une Call-girl de Manhattan" et "Spread: Tricking all over the World" et des archives où se trouvent des lettres couvrant 400 ans de prostitution en Thaïlande. Le deuxième étage inclus une salle de relaxation pour les filles et également une salle de conseils et une salle de conférences.

Can Do Bar - DanceLes filles se sentes privilégiées de travailler ici car le 'Can Do' Bar a un environnement de travail sécurisé et protégé, une première dans l'industrie. Un bar comme celui-ci, "aurait du être légalisé il y a longtemps", clame un auteur local, Mo Tejani.

En cette soirée d'ouverture, je me suis assisse à côté de Palaiporn (Nui), une ancienne prostituée devenue employée de Empower, ainsi que de Tipakson, une journaliste de PNN et bonne amie. A intervalles réguliers, entrecoupés de pauses pour danser et prendre part au spectacle, nos conversations ont continué toute la nuit.

Elle a commencé par nous parler de ses expériences comme prostituée. "Travailler dans un bar est une expérience compliquée car il y a beaucoup de chose à faire et du fait que nous travaillons le plupart du temps dans des conditions déplorables. Le 'Can Do' Bar est juste sur ces points de vue. Nous pouvons donner un service de bonne qualité à nos clients." C'est à ce moment là que nous fûmes interrompues par le bruit perçant d'un sifflet d'une prostituée déguisée en uniforme.

'Check Point', un sketch dont la morale est de se protéger avec une capote avant une relation sexuelle, est présenté par quelques prostituées habillées comme leur habituelle clientèle, touristes japonais et hommes d'affaires thaïlandais.

Can Do bar - working to make the bar happenAprés 'Check Point' - cette chose ne s'approchera pas de moi sans capuchon - Nuy continue son histoire, "Premièrement, les heures supplémentaires ne nous sont pas payées. Travaillant dans un bar, nous sommes obligées d'attendre le départ des derniers clients et donc finissent tard dans la nuit, habituellement trois heures du matin. Nous ne recevons pas le salaire habituel payé aux employés à Chiang Mai qui est de 150 bahts par jours mais un salaire mensuel de 3 000 bahts (100B/jour). Quand nous sommes malades, nous payons le docteur et l'hôpital de notre poche. Notre employeur ne nous rembourse pas; il ne nous donne pas d'argent pour prendre une assurance maladie privée."

Deuxièmement, au niveau hygiène, il n'y as pas de standard; "Le bar où je travaillais avant avait les mêmes toilettes pour les clients et le personnel. Dix employés et tous les clients devaient se partageaient les toilettes. C'était un 'bordel' pas possible et les risques de contagion de maladies étaient importants." Termine-t-elle.

Au 'Can Do' Bar, les filles travaillent selon les droits du travail et de sécurité sociale thaïlandais et selon un emploi du temps de huit heures avec une heure de pause et un jour de congés par semaine. Les mesures de santé et de sécurité sont au standards des lois gouvernementales.

Je me demandais comment une prostituée pouvait 'avoir la chance' de travailler dans ces conditions. Nuy continua, "Chaque personne qui veut travailler ici doit s'exposer comme prostituée. Nous voulons que les gens acceptent qu'un(e) employé(e) et une prostituée ont les mêmes droits. Et la fille doit avoir 18 ans. C'est ce que nous demandons."

Quelle que soit l'importance de cette inauguration, je ne suis toujours pas convaincue de ce concept de vente du sexe. Durant la soirée, j'ai eu l'occasion de discuter avec un ami thaïlandais, rencontré quelques jours auparavant dans un tour culturel organisé de Lamphun. Je lui ai demandé son opinion au sujet des droits des prostituées et il m'a répondu dans un anglais parfait, "Il faut admettre que ce sujet est un vrai dilemme dans la société thaïlandaise. Beaucoup de gens ne comprennent pas la volonté de certaines personnes de faire valoir les droits des prostituées. Je pense que c'est une tâche difficile car, en général, les gens sont dans le denie sur ce sujet et pensent que recevoir de l'argent contre un service sexuel est immoral."

Pornpit Pakmai, coordinateur à Empower Chiang Mai qui, ironiquement, a pour diminutif Porn, clame que "les gens ne considèrent pas les prostituées comme des êtres humains... Pourquoi ces filles là n'auraient-elles pas le droit de protéger leur corps et leur personne contre les abus et les violences sur leur lieu de travail?" Les droits des prostituées sont les Droits de l'Être-Humain, selon Empower.

L'organisation, fondée en 1985, possède actuellement 5 établissements, de Phuket à Mae Sai, avec dans chacun un espace offrant des formations informatiques, à l'anglais et à la santé, ainsi que conseil et support aux prostituées.

Une ancienne employée bénévole de Empower, qui veut rester anonyme, a de sérieuses hésitations au sujet des buts de la fondation. Elle m'a envoyé une lettre à propos de son expérience de travail avec les prostituées. "Ils glorifient la prostitution et ainsi exploitent encore plus les filles et les hommes qui achètent leurs services. C'est peut-être dans un environnement sécurisé, mais c'est toujours la vente de services sexuels. Et je ne pense pas qu'ils donnent du pouvoir (Empower) aux filles et leurs permettent d'avoir d'autres choix dans leur vie" que d'être des prostituées...

"Inauguration ne veut rien dire, c'est ce que tu fais après qui compte... C'est très similaire à un 'One Night Stand'", clame Mo tard dans la nuit, "et tu peux me citer là-dessus." Ce qui me fait m'interroger sur ce qu'il fait dans ce bar... Le 'Can Do' Bar peut-il devenir un bar de nuit select de Chiang Mai où les prostituées vendent leurs charmes? Ou était-ce seulement un 'One Night Stand'?

Lisa Warshaw - http://www.travelpod.com/print-travel-blog/lisa-ashley/world_partner//.html - wanderlust.writer(no-spam) at gmail(no-spam).com
Traduit par Richard Palumbo - http://www.richardpalumbo-photo.com - richpalumb(no-spam) at gmail(no-spam).com